Au revoir ami, poème d’Ali Traoré

di Antonio Devicienti

Per chi è convinto che i migranti vadano ricacciati in mare; per chi è convinto che i migranti approdino in Italia per farsi mantenere; per chi è convinto che i migranti ci rubano il pane e il lavoro; per chi è convinto che le ragioni della pancia vengano prima di quelle della poesia; per chi è convinto che i migranti siano animali ignoranti; per chi fa finta di non sapere che la schiavitù viene esercitata anche in Italia; e chiamateci pure poeti (usando quel vostro abituale mezzo sorrisino di scherno) e diteci pure che siamo illusi e che non sappiamo vedere la realtà.

Carnet de la langue-espace

10 Presentazione ilbro di Yves 029 (1)

Poème écrit le 22 août 2016 à Aidone, cœur de la Sicile, pour le départ de Séni Diallo

Ali Traoré et Séni Diallo sont arrivés en Sicile par une embarcation de passeurs libyens il y a deux ans. Une association d’accueil les héberge à Aidone, comme plus d’une centaine d’autres, dans le centre de l’île, et a préparé avec eux leurs dossiers de demande d’asile. Elle les emploie finalement tous les deux comme médiateurs, ils parlent chacun sept à huit langues. L’association laisse des « familles » locales particulièrement ambiguës profiter de tous ces migrants, jeunes et volontaires. Ali et Séni sont très clairs et fermes dans leurs analyses. L’association qui est loin d’empêcher une surexploitation des migrants vient de séparer Ali et Séni devenus quasiment frères depuis leur traversée héroïque du Sahara et de la mer. A Aidone ils dormaient, et à six, dans la même chambre. Séni est « muté » à une…

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